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dimanche, août 14, 2022
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Avec #PasDeRentréeEnSeptembre, Pap Ndiaye face à la première fronde des profs

Tout juste nommé, le ministre de l’Éducation s’est déjà mis à dos une partie des enseignants après sa première interview.

La lune de miel entre Pap Ndiaye et le monde enseignant n’aura pas duré longtemps. À sa nomination, Pap Ndiaye était présenté comme l' »anti-Blanquer », un opposé total de son prédécesseur au ministère de l’Éducation qui a cristallisé la colère du monde enseignant durant cinq ans. L’espoir de la communauté éducative est déjà sérieusement entamé après la première interview du ministre, accordée au Parisien.

Si Pap Ndiaye évoque trois points d’inflexion par rapport à Jean-Michel Blanquer – verdir l’école, une insistance marquée sur le bien-être des élèves et des équipes éducatives ainsi que le combat contre les inégalités scolaires – ses propos sur les salaires et la gestion des arrêts maladies de moins de 15 jours ont eu l’effet d’une douche froide sur les enseignants.

Une mesure inefficace à long terme ?

Sur les salaires, Pap Ndiaye a affirmé sa volonté de « passer le salaire de départ des jeunes au-dessus des 2000 euros net » en 2023. Une promesse déjà faite en août dernier par Jean-Michel Blanquer, qui fixait l’horizon 2024. Objectif : améliorer l’attractivité de la profession qui peine à attirer, alors que plane la menace d’une pénurie de professeurs à la rentrée de septembre.

Sauf que de nombreux professeurs déplorent qu’une telle mesure, sans revalorisation du salaire des professeurs durant leur carrière, ne suffise pas à attirer. Plusieurs d’entre eux rapportent avoir un salaire à peine supérieur à 2000 euros au bout de plusieurs années d’expérience.

« C’est l’ensemble de la carrière qu’il faut revaloriser, et sans contrepartie ! »

« Un peu plus de 12 ans de carrière et je gagne 2000 euros nets. En 2023, je gagnerai autant qu’un prof débutant qui aura pour perspective de rester 10/12 ans au même salaire ? C’est l’ensemble de la carrière qu’il faut revaloriser … et sans contrepartie ! », lance Sophie Vénétitay, professeur de SES et secrétaire générale du SNES-FSU.

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