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Renault améliore ses marges, mais reste plombé par la Russie au premier semestre

La cession de ses activités russes a plombé les comptes de Renault au premier semestre, mais le groupe automobile français a profité d’une hausse globale des prix des voitures pour améliorer sa rentabilité et se montre optimiste pour l’année.

Le constructeur automobile a publié vendredi une perte nette d’1,6 milliard d’euros pour le premier semestre, contre 368 millions d’euros de bénéfice net sur la même période de 2021.

De meilleures marges sur ses ventes n’ont pas compensé la charge de 2,3 milliards d’euros liée à la cession d’Avtovaz en Russie, où le groupe dominait le marché avec la marque Lada, acquise en 2014 et cédée à l’Etat russe en mai, suite à la guerre en Ukraine.

Le chiffre d’affaires semestriel du groupe est resté stable (+0,3%) à 21,1 milliard d’euros, malgré des ventes en baisse de 12% (hors Russie), ralenties par les pénuries de puces électroniques.

Le groupe a amélioré ses marges en vendant ses véhicules plus cher, à de plus haut niveaux de finition, et avec moins de remises. Il affiche 4,7% de marge opérationnelle hors Russie. Le résultat net des activités poursuivies est de 657 millions d’euros sur le semestre.

Les lancements de nouveaux modèles comme le SUV Renault Arkana, la familiale Dacia Jogger et l’électrique Megane E-Tech ont participé à l’amélioration de ces chiffres.

– Pénurie et inflation –

La Dacia Sandero reste le véhicule le plus vendu auprès des particuliers en Europe, tous constructeurs confondus. Et le carnet de commandes du groupe est à un niveau « record » de 4,1 mois de ventes sur le continent, la principale région pour Renault.

C’est « une nouvelle étape dans le redressement du groupe », a souligné l’entreprise dans un communiqué, avec « amélioration significative de la profitabilité, forte génération de free cash-flow et renforcement de la structure financière ».

Renault a légèrement relevé ses prévisions pour l’année 2022, visant dorénavant une marge opérationnelle de 5%, conforme à ses objectifs de long terme.

Le groupe a confirmé que la crise des semi-conducteurs aurait un impact estimé à 300.000 véhicules sur sa production de l’année 2022. Les véhicules électriques et hybrides représentent désormais 36% des immatriculations du groupe, contre 26% au premier semestre 2021.

La hausse du prix des matières premières a également pesé dans les comptes à hauteur de 797 millions d’euros, partiellement compensée par des économies sur les achats à hauteur de 167 millions.

Le groupe a remboursé par anticipation un milliard d’euros du prêt garanti par l’Etat français, versé au début de l’épidémie de Covid-19. Il compte désormais rembourser un autre milliard au second semestre, et un dernier milliard au plus tard fin 2023.

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