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À Pompéi, de nouveaux trésors découverts par les archéologues

Ces objets du quotidien, qui n’ont pas bougé depuis l’éruption du Vésuve, révèlent un peu plus les conditions de vie de la classe moyenne et inférieure de la ville.

ARCHÉOLOGIE – Une armoire, de la vaisselle intacte, une table à trois pieds… Plusieurs meubles et objets du quotidien ont été découverts par les archéologues sur le site de Pompéi.

Ces précieux vestiges, qui n’ont pas bougé depuis l’éruption du Vésuve en 79 après J-C, se trouvaient dans une maison découverte en 2018 dans l’un des plus grands quartiers de la ville. Au sein de cette habitation, les archéologues ont notamment retrouvés des objets dans le laraire, un petit sanctuaire destiné au culte des Lares, les dieux du foyer.

Cette découverte annoncée le samedi 6 août, révèle de « précieux détails sur l’environnement domestique des citoyens ordinaires de la ville », selon les propos de Gabriel Zuchtriegelle, le directeur du site, relayés par The Guardian.

Des recherches tournées vers les classes moyennes inférieures

Parmi les nombreux objets, on retrouve notamment une armoire fermée depuis 2 000 ans, remplie de vaisselle. « À l’intérieur de l’armoire il y avait des étagères, et ce que nous voyons c’est l’étagère qui s’est effondrée quand le volcan a explosé. Nous trouvons des objets en verre comme ces bouteilles mais aussi en céramique comme ces vases que nous découvrons petit à petit », précise Gabriel Zuchtriegelle.

Une archéologue travaille sur le site de Pompéi, le samedi  6 août 2022.
AP Une archéologue travaille sur le site de Pompéi, le samedi 6 août 2022.

Dans une chambre, un encadrement de lit montre également une trace d’oreiller. Il est identique à trois autres lits, découverts l’année dernière dans une petite pièce qui servait de chambre pour une famille d’esclaves.

Jusqu’ici, les fouilles archéologiques à Pompéi étaient surtout centrées sur les grandes villas et le mode de vie de leurs résidents de la haute bourgeoisie. Seulement, une grande partie de la population était bien moins lotie. Parmi eux, se trouvent notamment les servants et esclaves de la cité antique.

Ces dernières années, les recherches se sont davantage tournées sur la vie des classes moyennes et inférieures. « Une grande partie de la population souffrait de son statut social », et formait une classe « vulnérable durant les crises politiques et les pénuries de nourriture, mais également très ambitieuse à l’idée de grimper l’échelle sociale », précise Gabriel Zuchtriegelle.

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