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Le Japon veut déployer plus de 1000 missiles à longue portée pour faire face à la menace chinoise

Face à la montée des tensions en Asie depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le Japon accélère l’acquisition de nouvelles capacités de défense. Il pourrait déployer plus d’un millier de missiles longue portée, laisse entendre le journal Yomiuri Shimbun, en réponse à une éventuelle invasion de Taïwan par la Chine, aux tirs de missiles de la Corée du Nord et à l’intensification des activités militaires de la Russie dans la mer du Japon.

Le Japon veut déployer un millier de missiles dans le sud de l’archipel, dans l’île de Kyushu mais aussi sur de petites îles à une centaine de kilomètres de Taïwan. La portée de ses missiles antinavires passerait de 100 kilomètres à un millier de kilomètres. Ce qui leur permettrait d’atteindre les zones côtières de la Chine et de la Corée du Nord.

Le journal Yomiuri Shimbun ajoute que les avions et les navires japonais seraient aussi dotés de la capacité de lancer de nouveaux missiles pouvant atteindre des cibles au sol.

Dans un studio de télévision, l’ancien ministre japonais de la Défense Itsunori Onodera déclare que le Japon doit démontrer aux pays tentés de l’attaquer qu’ils s’exposeraient à de puissants moyens de frappe. Le pays doit faire preuve aussi du même courage que l’Ukraine s’il veut compter sur l’appui de ses alliés pour le défendre. C’est une des leçons que le Japon doit tirer de la guerre en Ukraine, affirme encore Itsunori Onodera.

Changement de Constitution

Depuis le début du conflit européen, le Japon envisage de doubler ses dépenses en matière de défense pour atteindre 2% de son PIB. Le budget militaire chinois, de l’ordre de 225 milliards d’euros, est cinq à six fois plus élevé que celui du Japon.

Depuis l’invasion russe de l’Ukraine, des navires et des bombardiers chinois et russes se profilent au large du Japon. Alors que des sous-marins russes ont procédé à des tirs de missiles de croisière du même type que ceux utilisés en Ukraine, la Chine accroît également ses activités autour des îles Senkaku, administrées par le Japon, mais revendiquées par Pékin.

Le Japon dépend pour sa défense du traité de sécurité avec les États-Unis. Il cherche toutefois également à réviser sa Constitution pacifiste pour l’adapter à l’évolution de la situation internationale.

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