Logo Le temps des banlieues
,

Colombie: la nouvelle méthode de lutte anti-drogue prônée par Gustavo Petro

La guerre contre la drogue est un échec en Colombie. Après quatre décennies d’efforts internationaux, le pays est toujours le plus grand producteur de cocaïne au monde. Le nouveau président de gauche, Gustavo Petro, est déterminé à changer la donne. Mercredi 24 août, il a annoncé une nouvelle approche de la lutte contre le trafic de narcotiques. Et pour commencer, il a en quelque sorte tendu la main aux membres des cartels colombiens et des guérillas qui se financent grâce à la drogue.

Gustavo Petro veut pacifier la Colombie. Les combats acharnés pour le contrôle des cultures illicites entre groupes armés et cartels de drogue sont le principal vecteur de violence dans le pays. Mercredi 24 août, le nouveau président a appelé les trafiquants de drogue à se rendre, tout en leur promettant des contreparties, notamment de ne pas les extrader vers les États-Unis :

« Les trafiquants de drogue qui négocient des avantages juridiques avec l’État colombien et cessent d’être des trafiquants de drogue ne seront pas extradés. Un trafiquant de drogue qui ne négocie pas avec l’État colombien sera extradé. »

Le nouveau président colombien n’a pas précisé quels étaient ces « avantages juridiques » que l’État colombien accorderait. Les observateurs s’interrogent : est-ce que les narcotrafiquants pourraient ne pas avoir à purger de peine de prison, comme les guérilleros des FARC après les accords de paix signés en 2016 ?

La stratégie du nouveau chef de l’État semble en tout cas porter ses premiers fruits. Même le puissant Clan du Golfe a déjà manifesté son intérêt. Gustavo Petro leur demande de passer de la parole aux actes : « S’ils veulent la paix, alors ils doivent arrêter de tuer. »

Texte par :RFI

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.