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Procès de Benjamin Mendy: une plaignante mise sous pression avec une recherche Google qui interpelle

Le procès de Benjamin Mendy s’est poursuivi ce jeudi au tribunal de Chester. L’audience du jour a été marquée par le contre-interrogatoire de l’une des plaignantes qui accuse le champion du monde de viol. Avec, au centre des débats, une recherche internet de la victime présumée.

Nouvelle journée d’audience au tribunal de Chester. Ce jeudi, le procès de Benjamin Mendy, accusé de huit viols, une tentative de viol et une agression sexuelle, a été marqué par le contre-interrogatoire de l’une des victimes présumées. La plaignante, qui accuse le champion du monde français de l’avoir violée en juillet 2021, a été questionnée par l’avocate de la défense, Eleanor Laws.

>> Le procès de Benjamin Mendy EN DIRECT

Au cœur de ce contre-interrogatoire: une mystérieuse recherche Google. L’avocate de Benjamin Mendy a ainsi interrogé la plaignante à propos d’une requête sur Internet qui aurait été effectuée en janvier 2022, peu de temps avant son témoignage auprès de la police. L’accusatrice aurait fait la recherche suivante: « Combien vaut Benjamin Mendy ? »

La plaignante nie avoir envisagé de demander une compensation financière

« Le lendemain, vous avez commencé à écrire sur votre téléphone un récit de ce qu’il s’est passé avec M. Mendy », a poursuivi l’avocate, selon une retranscription du Manchester Evening News. « Je ne m’en souviens pas », répond la plaignante, niant ensuite avoir envisagé de demander une compensation financière.

La plaignante a également été interrogée sur des faits survenus après le viol présumé. Il est question d’images de vidéosurveillance, la montrant avec Benjamin Mendy en boîte de nuit. Elle ne se souvient plus de ce qu’elle lui a dit. Elle déclare cependant: « Si je voulais le voir plus tard, j’y serais retournée. »

Il lui a aussi été demandé si elle était restée « en bons termes » avec le footballeur et son entourage dans des SMS échangés après le viol présumé. « Ils ont agi normalement avec moi et j’ai agi normalement avec eux. Je ne me suis plus jamais mise dans une telle situation. Chaque fois qu’ils m’ont demandé de passer, je n’y suis pas allée », a répondu la plaignante à l’avocate de la défense.

Le procès, qui doit durer encore plusieurs semaines, reprendra mardi prochain.

Article original publié sur BFMTV.com

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