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Air France : les deux pilotes se battent en plein vol, ils sont suspendus

Une nouvelle affaire qui ne devrait pas redorer l’image d’Air France, déjà épinglée pour non-respect des règles de sécurité à bord de ses avions par un rapport du Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA). Comme l’ont révélé Associated Press et La Tribune, relayés par BFMTV, la compagnie française a suspendu deux de ses pilotes au mois de juin après que ceux-ci se sont battus en plein vol. Le pilote et son co-pilote en sont venus aux mains lors d’un voyage reliant Genève à Paris pour des raisons encore floues. Visiblement, selon les premiers éléments, peu après le décollage, un des deux hommes aurait heurté l’autre provoquant alors sa colère.

D’après les informations de La Tribune, des coups (dont des gifles) auraient été échangés, les deux hommes se tenant par le col de leur uniforme. Il a fallu l’intervention d’un des membres de l’équipage pour les calmer. Ce dernier a dû rester avec eux pendant toute la durée du vol. Finalement, le reste du voyage entre la Suisse et la France n’a pas été affecté. Cet incident aurait pu être passé sous silence par la compagnie, mais le fameux rapport du BEA rendu public en début de semaine dernière met la pression sur la compagnie française. Il s’inquiète en particulier d’une « certaine culture installée chez certains équipages d’Air France qui favorise une propension à sous-estimer l’apport d’une application stricte des procédures pour la sécurité ».

Un audit dans les prochains mois

Dans ce rapport, le BEA appelle la compagnie aérienne à « remettre le respect des procédures au centre de la culture de sécurité de l’entreprise ». Un incident notamment a été pris en exemple par le BEA, survenu le 31 décembre 2020 lors d’un vol entre Brazzaville (Congo) et Paris à bord d’un Airbus A330. À cause d’une fuite de carburant détectée en altitude de croisière, l’équipage a dû se dérouter vers l’aéroport de N’Djamena (Tchad), mais sans observer la procédure de sécurité « Fuel leak » qui prévoit la coupure du moteur du côté de la fuite. Une coupure « volontaire omise par l’équipage », selon le rapport, créant « un risque important d’incendie et [ayant] entraîné une diminution importante de la marge de sécurité du vol ».

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