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Yvelines : un couple interpellé pour avoir violenté et extorqué leurs enfants

Cinq mineurs âgés de 2 à 15 ans auraient été victimes pendant des années de la violence de leurs parents alcooliques, à Elancourt. L’un d’eux, en apprentissage, était forcé de leur verser 150 euros par mois, notamment pour les fournir en stupéfiants. Ils ont été pris en charge par l’aide sociale à l’enfance en attendant le procès.

Ils sont sous contrôle judiciaire. À Élancourt (Yvelines), une femme de 48 ans et son conjoint de 41 ans ont été déférés devant le tribunal judiciaire de Versailles le 8 septembre pour violences aggravées sur mineur et extorsion. Ils sont accusés d’avoir battu leurs cinq enfants, âgés de 2 à 15 ans, au domicile familial pendant des années.

Ce sont les policiers des groupes de violences aux personnes et de protection de la famille de la Sûreté urbaine d’Élancourt qui ont été avisés de l’affaire par l’Aide sociale à l’enfance des Yvelines. Les commissariats de Nantes (Loire-Atlantique) et de Plaisir ont également fait remonter plusieurs signalements. Lors des auditions des enfants, tous ont confirmé les faits qui étaient reprochés à leurs parents.

L’homme aurait pris l’habitude de les frapper avec des ceintures, des martinets et des spatules à gâteau, encouragé par sa femme. Cette dernière lui aurait sommé de frapper plus fort, avant d’arrêter pour éviter de laisser des marques sur les enfants.

Les parents lui prenaient plus de 3 000 euros de son salaire d’apprenti

L’un des mineurs a expliqué aux enquêteurs que le couple lui extorquait 150 euros par mois, issus de son salaire d’apprentissage. Au total, le préjudice était estimé à 3 275 euros. L’argent aurait notamment servi à fournir les bourreaux en alcool et stupéfiants. La fille aînée a notamment rapporté que le couple soufflait de la fumée de cannabis au visage de la petite dernière, âgée de 2 ans.

Lors de la perquisition du domicile, les forces de l’ordre ont retrouvé 15 grammes de cannabis, ainsi qu’une carabine à plomb et un sabre japonais. Les adultes, eux, n’ont reconnu qu’une partie des faits lors de leur garde à vue. Ils devront s’expliquer devant le juge le 7 octobre.

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