Logo Le temps des banlieues

Manger après une certaine heure augmenterait les risques de cancer de 25%

Pour diverses raisons, certains font bien souvent passer le repas du soir au second plan. Mais attention, car manger après 21 heures pourrait avoir des effets désastreux sur la santé.

Si certains ont tendance à dîner tôt, d’autres en revanche vivent à l’heure espagnole et préfèrent casser la croûte tard dans la soirée. Entre le travail, la salle de sport, les courses et les moments de détente avec les amis, le dîner passe bien souvent au second plan.

Si chacun est libre de faire ce qu’il veut, une étude met en garde contre cette mauvaise habitude. Selon ses conclusions, publiées dans l’International Journal of Cancer, manger après 21 heures pourrait avoir des effets désastreux sur la santé, surtout si les personnes concernées ne laissent pas un intervalle de deux heures entre le repas et le coucher.

VIDÉO – Carnet de Santé – Dr Christian Recchia : « Attention, cet aliment représente à lui seul les 3 drames de l’alimentation »

Un impact sur l’horloge interne du corps

Comme l’ont rappelé des experts de l’Institut de santé mondiale de Barcelone, le métabolisme commence à ralentir le soir et manger le fait accélérer à nouveau. Cela aurait un impact sur l’horloge interne du corps, connue sous le nom de rythme circadien, qui est censée augmenter les risques de développer un cancer de la prostate et du sein.

Pour parvenir à cette conclusion, des chercheurs espagnols ont examiné le régime alimentaire et les modes de vie de 621 patients atteints d’un cancer de la prostate, 1 205 personnes atteintes d’un cancer du sein et 2 193 personnes qui n’avaient pas de cancer. Ils ont découvert que ceux qui s’endormaient deux heures ou plus après avoir dîné réduisaient leur risque de cancer de 20%. À l’inverse, ceux qui se couchaient moins de deux heures après avoir mangé augmentaient leur risque de cancer de 25%.

« Si ces résultats sont confirmés, ils auront de profondes implications sur les recommandations concernant le moment du dernier repas principal », a expliqué le professeur Manolis Kogevinas, en charge de l’étude. Et d’ajouter : « L’impact pourrait être particulièrement important dans des cultures comme celles du sud de l’Europe où les gens dînent tard ».

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.