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Les signes d’un rapprochement entre Paris et Londres se multiplient

Les signes de ce réchauffement entre les deux capitales sont nombreux: accord bilatéral pour limiter les traversées illégales de la Manche ; tenue d’un sommet franco-britannique sur la défense au premier trimestre 2023 ou développement d’un nouvel EPR dans l’est de l’Angleterre avec EDF.

Après la météo orageuse des années Johnson et brièvement Truss – en campagne en août, l’ex-Première ministre n’avait pas su dire si Emmanuel Macron était un « ami » ou un « ennemi » de son pays, voici venu le temps de l’accalmie entre Paris et Londres. Les signes de ce rapprochement sont nombreux: accord bilatéral pour limiter les traversées illégales de la Manche signé le 14 novembre ; annonce par Emmanuel Macron, le 9 novembre, de la tenue d’un sommet franco-britannique sur la défense au premier trimestre 2023 en France ; ou encore le partenariat, rendu public le 17 novembre par Londres, pour développer avec EDF un nouvel EPR dans l’est de l’Angleterre.

« L’amélioration de la relation est nette, observe le diplomate Peter Ricketts, ancien conseiller à la sécurité nationale et ambassadeur britannique en France (2012-2016). Rishi Sunak est plus pragmatique que ses prédécesseurs et joue l’apaisement. Toutefois, le vrai révélateur sera le protocole nord-irlandais car si le gouvernement britannique ne veut pas négocier, les rapports entre les deux pays vont en pâtir. » Alors que la frange dure du Parti conservateur défend vivement le Northern Ireland Protocol Bill, ce projet de loi détricotant des pans cruciaux du traité du Brexit, que l’UE considère comme une violation des engagements internationaux du Royaume-Uni, Rishi Sunak avance masqué sur ce dossier.

La Suisse comme modèle?

Sa stratégie vis-à-vis de Bruxelles ne semble pas non plus vraiment définie. Si le Sunday Times a indiqué, le 19 novembre, que l’exécutif prévoyait « de mettre la Grande-Bretagne sur la voie d’une relation similaire à celle de la Suisse avec l’Union européenne », Londres a ensuite vivement démenti cette hypothèse. « Je ne reconnais pas du tout cette histoire », a réagi sur la télévision Sky News le ministre de la Santé Steve Barclay, qui a été ministre chargé du Brexit entre 2018 et 2020. « Nous avons un Premier ministre (Rishi Sunak) qui a […]

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