États-Unis : « Si Trump n’était pas candidat », Biden « pas sûr » de briguer un second mandat

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United States President Joe Biden speaks to the press after returning from a trip to Boston, Massachusetts on the South Lawn of the White House in Washington, DC on Tuesday, December 5, 2023. Credit: Bonnie Cash / Pool via CNP - Photo by Icon sport

À moins d’un an de l’élection présidentielle, Joe Biden, âgé de 81 ans assure que si Trump n’avait pas été candidat qu’il ne serait peut-être pas présenté.

À moins d’un an de la présidentielle aux États-Unis, la confidence a de quoi surprendre. « Si Trump n’était pas candidat, je ne suis pas sûr que je me présenterais », a lancé le président américain Joe Biden qui devrait briguer un second mandat.

La campagne de Joe Biden, distancé pour le moment dans les sondages, a du mal à décoller. Les Américains sont à la fois inquiets par son âge, 81 ans mais surtout par son bilan économique qui a du mal à les convaincre. Du coup, pour tenter de trouver une dynamique, Biden s’érige en rempart à un Trump qui fait figure de grand favori à la primaire républicaine.


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« Trump ne se cache même plus. Il nous dit ce qu’il va faire », a déclaré Joe Biden, ajoutant à propos de l’élection : « Il y va et je dois y aller ». Si son rival se retirait, ferait-il de même ? « Non, pas maintenant », a cependant balayé le président.

Le tacle de Trump

Pour le camp démocrate et même pour certains républicains, le retour de Donald Trump porterait un coup sévère à la démocratie. Liz Cheney, porte-voix des républicains opposés au milliardaire, en pleine promotion de son livre sur le sujet, assène que les États-Unis avancent « en somnambule vers une dictature ». Selon elle, l’ancien président, « nous a dit exactement ce qu’il allait faire. Il ne se soumettra pas aux décisions de justice. Il procédera à des nominations sans se soucier qu’elles soient validées par le Sénat. Il a indiqué qu’il utiliserait l’armée d’une manière absolument anti-américaine », a énuméré l’ancienne élue du Wyoming.

La rhétorique toujours plus violente de l’ancien locataire de la Maison Blanche a déjà fait couler beaucoup d’encre, par exemple lorsqu’il a qualifié ses adversaires politiques de « vermine ». Ou quand il a promis de « venger » ses partisans après sa défaite, qu’il n’a jamais reconnue, à la présidentielle de 2020.

Dans la presse, des éditorialistes sont sur la même ligne. Le politologue américain Robert Kagan estime qu’une fois réélu, Trump lancerait une « persécution » en règle de ses adversaires politiques et une purge de l’appareil d’État, en déployant au besoin l’armée pour écraser toute forme de contestation.

Évidemment, Donald Trump a rapidement répliqué. Il a publié sur sa plate-forme Truth Social un message assurant que ce serait en réalité Joe Biden le « vrai dictateur ».

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