Barça-PSG : au bout d’un match complètement dingue, le PSG s’offre sa « remontée »

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Sport Stade olympique Lluís-Companys (Barcelone), le 16 avril 2024 1/4 de finale retour de ligue des champions Barcelone - Psg Photo LP / Fred Dugit

Le club de la capitale a réussi à inverser le score du match aller dans un match fou face à un adversaire réduit à 10 dès la 29e minute. En demi-finale, il affrontera Dortmund, qui était dans sa poule en début de saison.

Sur la colline de Montjuïc, sur la pelouse du stade Olympique, le PSG a réussi à grimper plus vite, plus haut et plus fort pour accéder à la demi-finale de la Ligue des champions, une première depuis 2021. La manche aller aura lieu le 30 avril ou le 1er mai et le club de la capitale affrontera une vieille connaissance, un adversaire qui se veut son anti-modèle : Dortmund.

Les demi-finalistes pourront dire qu’ils figuraient bien en ce début de saison dans le groupe de la mort puisqu’une dernière explication, en deux parties, va permettre d’accéder à la finale de la Ligue des champions, prévue le 1er juin à Londres dans le mythique stade de Wembley.

Un spectacle total en deux manches

Heureusement que la règle des buts à l’extérieur n’existe plus, elle nous a évité des nœuds au cerveau et le retour aux cours de mathématiques qu’il aurait fallu suivre plus assidûment. Avec dix buts en deux rencontres et en moins d’une semaine, le PSG et Barcelone ont livré un spectacle total, deux grands matchs de football, certes imparfaits dans leur contenu, mais aussi fous que renversants. Ils entrent dans la légende du club de la capitale, comme les épopées des années 1990 sous Canal +, avec des morceaux que l’on pourra revoir longtemps sur le net et que l’on se transmettra de génération en génération.


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Il faut avoir les nerfs solides pour accompagner Paris dans son épopée européenne et ce quart de finale aller et retour les a mis en pelote, avec des retournements permanents, des hauts et des bas qui rendent marteau.

Le PSG aurait fini étouffé sous une montagne de regrets s’il n’avait pas obtenu le droit de rêver, au moins une prolongation après le coup de tonnerre de la 29e. Au duel mais en retard sur Bradley Barcola, Araujo l’a déséquilibré et a logiquement été expulsé. La gourmandise parisienne était même prête à avaler un pénalty dans la foulée mais l’arbitre resta sur une peine unique. À onze contre dix pendant une heure, le PSG a vu sa tache se faciliter mais la pression du résultat augmenter dans le même mouvement.

Dembélé fait basculer le match

L’égalisation d’Ousmane Dembélé juste avant la pause aura ramené de l’espoir dans cette double confrontation dominée par les ex-Rennais, avec trois buts de Raphinha et un doublé de l’International français. On ne les attendait pas forcément sur ce terrain-là quand deux des meilleures gâchettes d’Europe, Robert Lewandowski et Kylian Mbappé, étaient encore muettes après huit buts inscrits en une rencontre et 59 minutes. À la 61e, le capitaine des Bleus a donné le but de la qualification sur un pénalty incontestable après une faute sur Ousmane Dembélé.


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Les côtés parisiens auront été des diables, Bradley Barcola et Ousmane Dembélé pesant considérablement dans la partie. Leur influence règle le débat de l’attaque titulaire quand Luis Enrique voulait encore introduire Marco Asensio la semaine dernière à l’aller. Le trio offensif parisien a surclassé la rencontre, dans les mêmes proportions que le trident du Barça avait dynamité la défense de Gianluigi Donnarumma au Parc des Princes.

Les supporters parisiens se souviendront longtemps du tableau d'affichage du stade Montjuïc, ce 16 avril 2024. Photo LP / Fred Dugit
Les supporters parisiens se souviendront longtemps du tableau d’affichage du stade Montjuïc, ce 16 avril 2024. Photo LP / Fred Dugit LP / Fred Dugit

Cette remontada à l’envers du PSG, comme la dernière fois, n’a pu exister sans l’apport majeur de l’arbitrage mais cette fois, il n’y a rien à redire. L’expulsion et le pénalty sont entièrement justifiés. Comme la qualification du PSG, enfin en demi-finale pour la première fois depuis trois ans. Luis Enrique et ses hommes sont prêts à vivre leur révolution du mois de mai. Le bonheur est à portée, il se cueille, s’offre et se donne peut-être même à Paris.

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