Espagne-France (2-0) : les Bleues n’ont pas fait illusion face aux championnes du monde

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Spain's team players celebrate their team's second goal scored by Spain's forward #08 Mariona Caldentey during the UEFA Women's Nations League final football match between Spain and France at the La Cartuja stadium in Seville, on February 28, 2024. (Photo by JORGE GUERRERO / AFP)

Plus précises, plus efficaces et portées par leur Ballon d’or Aitana Bonmati, les Espagnoles ont logiquement battu les Bleues ce mercredi soir en finale de Ligue des nations. Pour Hervé Renard et ses joueuses, il y a encore beaucoup de travail avant les JO.

Une revanche. Et vite. Pourquoi pas le 10 août au Parc des Princes, lieu de la finale des Jeux olympiques de Paris 2024. C’est tout ce que l’on souhaite à l’équipe de France, passée à côté du rendez-vous de mercredi soir et qui repart de Séville avec quelques devoirs pour les prochains mois. Dominées dans les grandes largeurs par les championnes du monde espagnoles (2-0), les Bleues devront encore attendre pour remporter un premier titre officiel. La Ligue des nations, première du nom, vient garnir le palmarès de la Roja, huit mois après le titre planétaire.

Comment les Tricolores pouvaient espérer mieux quand leur premier tir dans une finale ne se présente qu’après 50 minutes de jeu ? Le premier acte des joueuses d’Hervé Renard est le pire du mandat du sélectionneur arrivé en mars 2023. Le pire depuis 8 ans, même, si on se fie à cette statistique folle de zéro tir, cadré ou pas, en première période. « C’est très frustrant, résume Eugénie Le Sommer. On n’a pas joué le match qu’on voulait jouer. » Loin du visage agressif montré en demi-finale contre l’Allemagne vendredi (2-1).

« Le football est simple : il faut mettre de l’agressivité sans ballon et quand on est capable de le récupérer, il ne faut pas le reperdre aussitôt », relève Hervé Renard, qui a eu l’impression de jouer face aux sosies « d’Iniesta, Isco et Busquets ». Aitana Bonmati, géniale milieu du FC Barcelone, a montré au monde pourquoi un Ballon d’or trônait dans son armoire. Le maître à jouer de l’Espagne a ouvert le score après une demi-heure, plus prompte devant Sakina Karchaoui et Griedge Mbock (32e). Un jeu propre, des passes assurées, des surnombres créées : la partition de la Roja a été presque parfaite.

Aucun tir cadré, la stat qui fait mal

En l’absence de Wendie Renard, blessée et assise en tribune, les Bleues souffraient même sur coups de pied arrêtés, à l’image du poteau trouvé par l’ancienne défenseure du PSG et capitaine espagnole Irene Paredes (26e). Imprécises dans les transmissions, dans l’impossibilité de se sortir du pressing, les Françaises sont une nouvelle fois punies. « Avec deux Espagnoles face à huit Françaises dans la surface », soupire Hervé Renard. À la conclusion, Mariona Caldentey, autre star du Barça (54e). Les entrées de Delphine Cascarino (58e) et Julie Dufour (78e) ont quelque peu redynamisé les Bleues mais le mal était fait.

Ne noircissons pas le tableau général : cette première finale continentale est une avancée positive pour la sélection d’Hervé Renard. Mais le plus frustrant reste qu’elle n’a pas montré son vrai visage (3 tirs au total, 0 cadré) face à une Espagne sereine, qui n’a pas eu à forcer son talent pour s’imposer. « On a joué contre les championnes du monde, qui survolent le football mondial. De très loin », pense le sélectionneur.

En attendant des jours meilleurs pour les Bleues, les 32 657 fans, record national battu, présents à Séville peuvent savourer les « Olé ». C’était jour férié en Andalousie ce mercredi. Les championnes du monde méritent de poursuivre la fête toute la nuit. Pour la France, « la déception s’atténuera petit à petit », promet Hervé Renard.

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