Immeuble effondré à Marseille : la solidarité s’organise pour les riverains évacués

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MARSEILLE – Vingt-quatre heures après la gigantesque explosion qui a soufflé un immeuble de quatre étages à Marseille, les secours ont découvert deux premiers corps dans les décombres, sur huit personnes présumées disparues, dans la nuit de dimanche à ce lundi 10 avril.

En plus de ce bilan qui pourrait s’alourdir dans les heures qui viennent, cinq personnes ont été légèrement blessées et 33 au total « affectées », selon les autorités. Des appels à la solidarité commencent à être lancés sur les réseaux sociaux pour aider les personnes touchées, notamment celles qui ont été délogées.

Le Collectif du 5-Novembre, né après l’effondrement des immeubles de la rue d’Aubagne en 2018, a publié un communiqué pour appeler à aider à reloger les personnes « délogées et sinistrées ». Il propose aux pouvoirs publics que « les centaines de logements Airbnb des quartiers environnants fassent l’objet de réquisitions ».

« Nous considérons qu’un arrêté de mise en sécurité doit être pris, incluant l’ensemble du périmètre de l’évacuation, afin d’assurer aux personnes concernées leur prise en charge dans le cadre de la Charte du relogement. », peut-on lire dans le communiqué publié dimanche soir.

Rue d’Aubagne, rue de Tivoli, même traumatisme

L’immeuble de quatre étages d’un quartier du centre a été soufflé par une très forte explosion. Celle-ci, « d’une extrême violence » selon la procureure Dominique Laurens, s’est produite à 00H46 dimanche, comme l’attestent les caméras de surveillance qui l’ont captée. On ignore encore l’origine de cette déflagration. Signe des effets ravageurs de l’explosion, 199 habitants du quartier – représentant 90 foyers – ont dû être évacués et 50 ont demandé un relogement d’urgence.

« 180 personnes viennent d’être délogées. Leur information et leur accès aux droits doivent être assurés », poursuit le collectif, soulignant que le traumatisme de ce drame fait écho à celui vécu lors de l’effondrement des immeubles dans le quartier de Noailles, rue d’Aubagne. Ceci « même si les causes [du sinistre, ndlr] ne sont a priori pas les mêmes. »

Aussi, comme l’a repéré BFMTV, Arnaud Dupleix, le président de l’association des parents d’élèves de l’école élémentaire Tivoli, qui se situe proche des lieux du sinistre, organise également un réseau d’entraide pour ceux qui ont dû quitter leur logement.

L’association invite toute personne à la contacter par mail (à tivoli.ape@gmail.com) si elle souhaite proposer un accueil à l’une des personnes sinistrées.

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