Immunothérapie : « C’est beaucoup plus supportable que la chimio »

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Illustration perfusion pour traitement d'immunothérapie

Jean-François, 58 ans, suit ce traitement, évoqué par Florent Pagny lors de son interview dans « Sept à Huit » ce dimanche. En lutte contre un cancer du poumon, il ne compte pas s’arrêter, « pour gagner quelques belles années ».

Toutes les six semaines, Jean-François Hossein doit se rendre à l’hôpital pour une injection. À 58 ans, ce chauffeur routier, qui se bat contre un cancer des poumons déclaré au tout début de l’année 2022, a recours à l’immunothérapie, ce traitement évoqué par Florent Pagny lors de l’interview donnée à « Sept à Huit » ce dimanche 5 mars.

« J’avais arrêté de fumer à 50 ans, un peu trop tard, regrette ce chauffeur routier de Plouhinec (Morbihan). Mon premier traitement, à partir du mois de mai, a combiné chimiothérapie et immunothérapie. C’est violent. La chimio, c’est comme du napalm. Avec des effets redoutables. Des nausées par exemple, à ne plus supporter la moindre odeur de cuisine. »

« On sent que ça lutte à l’intérieur »

La tumeur principale, sur son poumon gauche, est désormais bien asséchée, et la chimio est terminée. « Mais le double traitement a eu l’effet d’un coup de pied dans une fourmilière. Les métastases se sont réparties un peu partout, et j’ai des ganglions, comme Florent Pagny. Grâce au scanner Pet, mes médecins sont capables de suivre et de repérer les endroits exacts où vont se nicher les cellules cancéreuses. Et c’est l’immunothérapie qui permet d’aller les chercher et les combattre. »


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Le protocole médical de Jean-François se concentre désormais sur ce seul traitement. « C’est beaucoup plus supportable, avec moins de nausées. Par contre, l’immunothérapie n’est pas sans conséquences. On sent que ça lutte à l’intérieur. Je fais de l’insomnie et, malgré la fatigue, j’arrive bien moins souvent à trouver le sommeil. Les problèmes gastriques sont toujours là aussi, les maux de tête aussi. Mais rien à voir avec le traitement de cheval du début. »

Le bout du tunnel est encore loin pour Jean-François, qui s’accommode toutefois sans rechigner de ses rendez-vous hospitaliers. « Je repars pour six séances. Une toute les six semaines, contre trois auparavant. J’ai donc encore 36 mois devant moi. Et plus même, car j’ai l’impression qu’il ne vaut mieux pas s’arrêter, pour gagner quelques belles années. »

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