“J’aurais pu mourir” : blessé par une grenade de désencerclement à Toulouse, un manifestant porte plainte

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Blessé lors de la manifestation contre la réforme des retraites à Toulouse le 23 mars par un projectile lancé les forces de l’ordre, Christophe a décidé de porter plainte.

Depuis jeudi, Christophe ne se déplace plus qu’en béquilles. Lors de la manifestation contre la réforme des retraites à Toulouse, il a été touché par une grenade de désencerclement lancée par les policiers qui assuraient le maintien de l’ordre.

“L’explosion m’a mis un gros acouphène sur le côté gauche”, raconte cet Ariégeois, qui a cru pendant quelques minutes que son pied était “complètement éclaté.”

Car l’explosion a sectionné une veine du pied droit de Christophe et a manqué de peu une autre. Un traumatisme pour le manifestant, qui a décidé de déposer plainte auprès de la gendarmerie de son village. Il compte aussi le faire auprès de l’IGPN, la police des polices.

“Si la deuxième [veine] avait été touchée, j’aurais pu me vider de mon sang. J’aurais pu même mourir. C’est tout ça qui me travaille. Là, je fais style que ça va, mais quand je me retrouve seul dans mon lit, je pense à mes enfants, je me dis que j’aurais pu perdre la vie”, explique-t-il au micro de BFMTV.

“Pourquoi je me suis fait tirer dessus ?”

Incapable de se déplacer, il est pris en charge par des soigneurs pendant que les forces de l’ordre continuent leur avancée sans lui porter assistance, selon lui. Christophe déclare se trouver de dos et seul lorsque le projectile a explosé.

“Je fais 1m70, je n’ai pas d’arme, il n’y avait pas de provocation, rien du tout!” assure Christophe, qui aujourd’hui se demande: “Pourquoi je me suis fait tirer dessus?”

Christophe compte l’exploitation des caméras de surveillance de la ville pour déterminer les causes de sa blessure. Mais il assure n’en veut pas aux forces de l’ordre présentes ce jour-là. “Ils ont des ordres, ces personnes-là. Je n’ai pas de colère. Je n’ai aucune colère contre les forces de l’ordre, contre personne”, dit-il.

“Si! Peut-être contre notre cher président qui n’écoute pas le peuple.”

Depuis le début du mouvement contre la réforme des retraites, 17 enquêtes ont été ouvertes par l’IGPN pour des soupçons de violences policières, a annoncé ce dimanche sur BFMTV Agnès Thibault-Lecuivre, cheffe de l’Inspection générale de la police nationale.

Article original publié sur BFMTV.com

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