Montpellier-PSG : avec un championnat quasi plié, Paris a tout pour rêver d’un printemps radieux

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Paris Saint-Germain's French forward #07 Kylian Mbappe (L) embraces Paris Saint-Germain's Portuguese midfielder #17 Vitinha (2nd L) as he celebrates after scoring his team's fifth goal, scoring a hat-trick, during the French L1 football match between Montpellier Herault SC and Paris-Saint-Germain (PSG) at Stade de la Mosson in Montpellier, southern France, on March 17, 2024. (Photo by Pascal GUYOT / AFP)

Face à Montpellier, le champion de France a repris deux points d’avance sur Brest et peut déjà envisager avec une plus grande sérénité l’après trêve internationale où il devra enchaîner un Classique, une demi-finale de Coupe de France et un quart de finale de Ligue des champions.

C’est peut-être ça le bon timing, ce qu’on appelle avoir le sens du rythme ou du tempo. Il n’y avait en effet pas meilleur moment pour reprendre des couleurs, (re) prendre le large, aussi, en tête du classement. Paris n’avait plus gagné en championnat depuis un mois tout pile. Alors renouer avec le succès après trois nuls fadasses avait déjà des airs de bien bonne nouvelle. Mais puisqu’il achève définitivement ce suspense qui ne respirait déjà pas beaucoup en Ligue 1 et n’envoie quasiment que des signaux positifs, il prend en réalité des allures d’autoroute vers l’espoir, à défaut d’être encore celui qui mène au bonheur.

Après la victoire (0-2) à Nantes au soir de la 22e journée, Paris comptait certes une unité de marge supplémentaire puisqu’il laissait Brest treize longueurs derrière. Ce dimanche à Montpellier, les troupes de Luis Enrique ont repris le large dans ce classement qui s’était un tout petit poil resserré. Ce lundi matin, elles comptent douze points d’avance sur Brest, leur dauphin. C’est certes un de moins qu’il y a un mois, mais cela vaut tellement plus à désormais huit journées du terme.

Jamais au XXIe siècle un leader comptant une telle marge n’a laissé échapper le titre si près du but. La prudence accompagnant chacun de leur pas et de leur mot, Vitinha ne s’est pas mis en danger en zone mixte lorsque la question lui a été posée de savoir si Paris avait validé son 12e titre de champion de dimanche à Montpellier.

« On sait qu’on est plus proches et qu’on a fait un pas très important, a souri le buteur et double-passeur de la soirée face aux micros. Mais ce n’est pas encore gagné, il reste huit matchs. Huit matchs au cours desquels il faudra mettre la même attitude et le même sérieux. » Comme l’a expliqué à son tour Manuel Ugarte, le point le plus essentiel de cette soirée héraultaise est que Paris « a peut-être trouvé son match référence. »

En dépit du trou d’air d’un quart d’heure, encore, qui a permis à Montpellier de trouver la faille, deux fois, et de reprendre espoir avant le repos, Paris a montré une puissance collective de plus en plus impressionnante

« On est sur la même lancée que depuis un mois »

Suffisant pour envoyer des signaux à la concurrence avant le tunnel décisif – déplacement à l’OM le 31 mars, demie de Coupe de France face à Rennes le 3 avril, Clermont le 6 et quart de finale de Ligue de champions aller contre Barcelone le 10) qui attend Paris après la trêve internationale. « C’est toujours important de gagner, reprend Vitinha. Mais ça l’est encore plus avant la trêve, histoire de montrer à tout le monde que le PSG est comme ça en championnat, mais qu’il sera aussi comme ça en Ligue des champions et en Coupe de France. »

Le Portugais le sait pourtant, son équipe n’a pas toujours affiché de profil d’intouchable depuis le début de sa campagne européenne. Invaincu à domicile, il n’a remporté qu’un seul en déplacement, le dernier lors du huitième de finale retour face à la Sociedad. Une victoire arrivée à point nommée qui, conjuguée aux dernières sorties en Coupe mercredi dernier face à Nice (3-1) et ce dimanche à Montpellier (2-6) confirme que, si tout n’a pas été parfait, Enrique était dans le vrai lorsqu’il avait assuré que son équipe serait meilleure à cette époque de l’année à l’heure où arriveraient les matchs couperets.

Aujourd’hui, Paris dans l’ensemble impressionne, semble sûr de ses forces et magnifie le talent de Kylian Mbappé et de Vitinha, acteurs décisifs de la métamorphose parisienne de ces dernières semaines. L’avance, surtout, qu’il compte en Ligue 1, va permettre au coach de poursuivre dans ce qu’il affectionne tout particulièrement : le turn-over. « Je pense qu’on est sur la même lancée que depuis un mois. C’est une lancée où l’équipe est très performante dans tous les matchs. Peu importe quel joueur va jouer, on montre que l’on est prêt », concluait l’entraîneur espagnol dimanche soir après le succès face au MHSC.

Une rotation qui devrait lui permettre de gérer ses troupes, ménager ceux qui en ont besoin, entretenir la forme de ceux qui le désirent, surtout après la trêve internationale et les longs voyages qu’elle peut imposer à certains. Tout ceci dans un seul et même but que tous répondent présent quand viendront les matchs couperets et que Paris emmène un peu plus avant cet exercice de plus en plus enthousiasmant.

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