Saint-Denis : un pêcheur à l’aimant trouve un obus dans le canal

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Saint-Denis, bassin de la Maltournée. La rive droite et le triangle de verdure au-dessus seront réaménagés ainsi que deux autres secteurs du canal à Aubervilliers, dans le cadre des JO 2024.

Un homme a fait une découverte insolite ce dimanche après-midi dans le canal Saint-Denis, en récupérant un obus d’une hauteur de 45 centimètres environ. L’objet a été confié au laboratoire central de la préfecture de police.

« Entre deux Vélib’, on peut encore trouver des obus dans le canal… », s’étonne ce dimanche soir une source proche de l’enquête. Un peu plus tôt dans l’après-midi, un pêcheur à l’aimant a fait cette insolite découverte dans le canal, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) : il a fait remonter à la surface un obus d’une hauteur de 45 centimètres environ.

Nul ne sait encore depuis quand le projectile d’artillerie se trouvait au fond du canal Saint-Denis. Ce « chercheur de trésor » a prévenu la police à 14 heures et l’objet a immédiatement été confié au laboratoire central de la préfecture de police (LCPP).

Des objets que l’on trouve encore dans les canaux ou sur les chantiers

Ce type de découverte n’est toutefois pas si rare, et les exemples sont nombreux en Seine-Saint-Denis. En août 2021, un obus datant de la guerre franco-prussienne avait par exemple été découvert sur un chantier à Drancy. Un mois plus tôt, un projectile similaire avait été retrouvé sur le secteur A du gigantesque chantier du village des athlètes, côté Saint-Denis.


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En décembre 2019, c’est un collégien du Pré-Saint-Gervais qui s’était présenté dans son école avec, dans son sac à dos, un petit obus qu’il avait découvert quelques heures plus tôt dans le canal de l’Ourcq, à Pantin ! Quelques mois plus tôt, c’est à Aulnay-sous-Bois que deux découvertes similaires avaient été réalisées dans le même cours d’eau. D’abord deux obus de mortier allemands datant de la Seconde Guerre mondiale, qui avaient été ramenés à la surface par un pêcheur, au bout de sa corde, pendant l’été 2019. Puis en septembre, un obus datant lui de la Première Guerre mondiale.

Si la pêche à l’aimant est un loisir qui permet notamment de dépolluer les rivières, l’État a alerté à de multiples reprises, ces dernières années, sur les dangers de cette pratique dans des lieux autrefois marqués par des conflits armés.

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