Tarifs des médecins : le coup d’envoi des négociations donné mardi

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Luc Nobout / IP3; Paris, France le 12 octobre 2023 -Illustration medecin en greve. Les medecins liberaux appellent a une greve nationale vendredi 13 octobre contre le projet de loi Valletoux. Elle doit etre examinee au Senat fin octobre. Changement de la tarification des consultations, deserts medicaux ou encore travail en reseau, les professionnels craignent une medecine a deux vitesses - Illustration doctor on strike. Liberal doctors are calling for a national strike on Friday October 13 against the Valletoux bill. It must be examined in the Senate at the end of October. Changes in the pricing of consultations, medical deserts or even network work, professionals fear a two-speed medicine

Alors que des médecins libéraux sont en grève depuis vendredi pour une revalorisation des tarifs des consultations, le ministère de la Santé va publier ses propositions en vue de la réouverture des négociations avec l’Assurance maladie.

Le ministère de la Santé promettait vendredi dans nos colonnes qu’elle serait publiée « dans les prochains jours ». « Mardi, j’adresserai au directeur général de l’Assurance maladie la lettre de cadrage contenant les lignes directrices de la négociation conventionnelle avec les médecins », a finalement précisé Aurélien Rousseau dans un entretien à Ouest-France ce dimanche.

Une annonce qui intervient alors que l’intersyndicale des médecins libéraux, regroupant syndicats représentatifs, de jeunes médecins et de futurs médecins et le collectif Médecins pour demain, a lancé une grève reconductible depuis vendredi avec pour objectif principal la réouverture de négociations conventionnelle. Un mouvement suivi à plus de 60 % et même jusqu’à 90 % dans certaines régions assurait un communiqué publié vendredi soir.

L’hiver dernier, l’échec de la négociation conventionnelle a abouti à un règlement arbitral et une augmentation de la consultation de 1,50 €, la portant ainsi au 1er novembre à 26,50 euros chez un généraliste et 31,50 euros chez un spécialiste. Les discussions avaient alors notamment achoppé sur les contreparties (prendre plus de patients, faire des gardes de nuit, travailler le samedi matin…) demandées individuellement à chaque médecin généraliste pour prétendre à une revalorisation de la consultation à 30 euros.

Suffisant pour stopper le mouvement ?

« Le dispositif que nous avions proposé, liant augmentation individuelle et contrat d’engagement territorial n’a pas été compris, donc ça ne sert à rien de réitérer la même chose, avait d’ailleurs admis Thomas Fatôme, directeur général de l’Assurance maladie mercredi dans Le Parisien – Aujourd’hui en France. Il nous faudra venir avec de nouvelles propositions. »

« La lettre de cadrage sera beaucoup plus courte, avec beaucoup moins d’objectifs », a encore souligné le ministre de la Santé. Les partenaires sociaux réunis au sein du conseil de l’Uncam devront aussi voter les orientations pour que les premières négociations puissent se faire.

Suffisant pour que les médecins arrêtent leur mouvement ? L’intersyndicale a en tout cas appelé vendredi à poursuivre la mobilisation jusqu’à nouvel ordre avant une nouvelle réunion ce lundi soir « pour l’évaluation de la situation et la conduite à tenir ». « Nous avons accéléré les choses », s’est félicité sur X (ex-Twitter) le docteur Jérôme Marty, président de l’Union française pour une médecine libre (UFML) avant de conclure « maintenons la pression ».

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