Un jeune Parisien soupçonné de vouloir commettre des actions violentes d’inspiration djihadiste mis en examen

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GUERMANTES ( SEINE ET MARNE ) , 15/10/2020 . DANS LE CADRE DE L'ENQUETE SUR L'ENLEVEMENT ET LE MEURTRE D'ESTELLE MOUZIN EN 2003 POUR LESQUELS ILS SONT MIS EN EXAMEN , MICHEL FOURNIRET ET SON ANCIENNE EPOUSE MONIQUE OLIVIER ONT ETES TRANSPORTES SUR LES LIEUX DE LA DISPARITION DE LA FILLETTE Illustration police

Originaire de région parisienne, un jeune homme de 21 ans est soupçonné d’avoir voulu prendre part à des « expéditions punitives » avec un autre jeune radicalisé.

Il était soupçonné de projeter des actions violentes d’inspiration djihadiste. Un jeune homme âgé de 21 ans a été mis en examen vendredi à Paris dans le cadre d’une enquête visant au moins deux autres garçons. Originaire de région parisienne, il a été mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et placé en détention provisoire, selon une source judiciaire.

D’après une source proche du dossier, il était en contact avec deux autres jeunes hommes, déjà mis en examen dans cette information judiciaire : un lycéen de 17 ans et un étudiant en droit de 21 ans, tous deux radicalisés et soupçonnés de projeter des actions violentes. Lui est soupçonné d’avoir voulu prendre part à des « expéditions punitives » avec l’un d’eux, selon cette source.


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Vendredi soir, une juge des libertés et de la détention (JLD) a ordonné son placement en détention provisoire, à cause du « risque de réitération », de « garanties de représentation très insuffisantes » et pour « éviter la concertation frauduleuse » avec d’autres personnes. Sollicitée, son avocate a refusé de s’exprimer.

Des jeunes « en quête de valeurs »

Les deux autres mis en cause, arrêtés dans les Alpes-Maritimes et en Seine-Saint-Denis, avaient été mis en examen à Paris, respectivement en mars et juin. « L’information judiciaire en cours a notamment pour but de préciser la nature et l’état d’aboutissement du ou des projets qui pourraient avoir été les leurs », avait indiqué le parquet national antiterroriste (Pnat) en juin.

C’est l’activité sur les réseaux sociaux du lycéen domicilié à Vallauris qui avait alerté les enquêteurs de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et conduit le Pnat à ouvrir une enquête. Partisan d’un islam radical, l’adolescent voulait commettre un attentat au couteau, sans cible précise, et était en contact avec d’autres jeunes de son âge radicalisés, tous habitants en Europe. « Ils sont jeunes, entre 15 et 21 ans, intelligents. Souvent solitaires, ils souffrent de frustration personnelle et sont en quête de valeurs », avait expliqué une source sécuritaire.

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