174 emplois supprimés avec la fermeture du site toulousain Brico Privé

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Devant le siège toulousain, des salariés de Brico Privé se sont réunis pour demander davantage d'informations sur les conditions de leur licenciement.

Le Groupement Les Mousquetaires, qui a racheté en 2020 le site de ventes privées dédiées au bricolage Brico Privé, a lancé un plan de sauvegarde de l’emploi pour 174 salariés de l’entreprise, dont une partie s’est rassemblée ce jeudi 29 février devant leur siège toulousain.

« Brico Privé choix stratégique des Mousquetaires. 174 emplois supprimés. » Voilà ce que l’on peut lire sur la façade du siège toulousain de Brico Privé, installé depuis 2021 à La Cité. Ce jeudi 29 février, les salariés du site se sont réunis pour manifester leur inquiétude et leur écœurement face au manque de communication du Groupement Les Mousquetaires, actionnaire majoritaire de l’entreprise depuis 2020, qui a décidé de fermer le site Brico Privé et de lancer un plan de sauvegarde de l’emploi. Un coup dur pour ce site de ventes privées pour les amateurs de bricolage et de jardinage créé en 2012 à L’Union (Haute-Garonne) par Julien Boué et Marc Leverger.

Une baisse d’activité « due à l’inflation »

Alors qu’il comptait sur ce rapprochement pour « franchir une nouvelle étape et gagner plusieurs années dans son développement », Brico Privé n’a finalement jamais atteint l’objectif de 200 M€ de chiffre d’affaires qu’il s’était fixé pour 2021. Au contraire, l’activité a diminué, en raison notamment de l’inflation qui a restreint le budget des Français, poussant donc les nouveaux propriétaires à prendre une décision. « Malgré les investissements réalisés sur ces dernières années pour, entre autres, accroître la notoriété de Brico Privé, les choix stratégiques opérés n’ont pas permis le redressement de la situation économique de l’entreprise, qui n’est pas parvenue à s’adapter à l’évolution du marché et à la baisse de son activité. Il est donc envisagé d’arrêter l’activité du BricoPrivé et de privilégier le développement de Racetools, dont les résultats sont à l’équilibre », a notamment indiqué le groupe.


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Le 9 octobre dernier, Les Mousquetaires avaient en effet repris la main, écartant les fondateurs à qui ils avaient laissé l’autonomie dans la gestion de l’entreprise au moment de leur entrée au capital. « Laurent Pussat, du Groupement Les Mousquetaires, s’est présenté à nous comme le nouveau président de Brico Privé et président du CSE. David Collas était notre nouveau directeur général. Une décision qu’ils ont justifié par un manque de résultats », confie, dépitée, Karoline Vitrant, déléguée du personnel et représentante CSE. Puis, malgré plusieurs demandes d’informations sur la suite, les salariés n’ont rien su jusqu’à mi-janvier, où le PSE leur a été annoncé.

Si les représentants du personnel ont été informés des mesures de ce PSE, Karoline Vitrant assure qu’on leur a demandé de ne pas les communiquer aux salariés. « Depuis, on se bat pour la diffusion de ces mesures, qui sont en deçà du Contrat de sécurisation professionnelle (CSP). C’est scandaleux », souligne celle qui travaille depuis 9 ans au sein de Brico Privé. « Il y avait d’autres solutions que de fermer définitivement. Surtout pour un groupe qui pèse 45 Md€ de chiffre d’affaires. On veut des mesures en conséquence. »

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