France-Grèce (1-0) : avec leur quatrième victoire de rang, les Bleus passeront l’été au chaud

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FOOTBALL , SAINT DENIS , STADE DE FRANCE , 19/06/2023 , ELIMINATOIRES DU CHAMPIONNAT D ' EUROPE UEFA EURO 2024 EN ALLEMAGNE / FRANCE - GRECE / Joie de Kylian Mbappé. PHOTO LE PARISIEN / ARNAUD JOURNOIS

Ce lundi au stade de France, les Bleus de Didier Deschamps sont venus à bout de Grecs d’abord disciplinés puis dépassés en seconde période. Ils ont accéléré après la pause pour se rapprocher de l’Euro 2024.

Comme un sens aigu des habitudes et de l’amour proustien de la madeleine des étés impairs, les Bleus auront été globalement moches à regarder en ce mois de juin 2023. Mais ils ont gagné, à Faro contre Gibraltar (0-3), et ce lundi au Stade de France contre la Grèce (1-0), ce qui change tout, au moins comptablement. Les voilà nantis de six points supplémentaires, une première place impeccable du groupe B de qualification pour l’Euro 2024, aucun but encaissé. Une sorte de triomphe romain, après l’obstacle grec.

À chaque match, ils se rapprochent de l’Allemagne, comme si de Dublin à Saint-Denis en passant par le Portugal, ils n’avaient qu’une boussole dirigée vers Berlin, Munich ou Francfort. Les Bleus sont parfois à l’Ouest mais ils gardent toujours le Nord et c’est une bonne nouvelle.


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Ils ont donc été chichiteux mais pas complètement. Leur seconde période, emmenée par un Randal Kolo Muani déchaîné, a donné un éclat lumineux à leur crépuscule de la saison, richement remplie. C’est une finale de Coupe du monde perdue aux tirs au but, un renouvellement de génération et de cadres (exit Hugo Lloris et Raphaël Varane), un sans-faute depuis sous la férule d’un nouveau capitaine, Kylian Mbappé. L’attaquant devient un héritier qui ne perd plus et se rapproche ou dépasse les légendes, de Just Fontaine à Michel Platini. C’est à se demander s’il ne va pas finir par rattraper Olivier Giroud de son vivant, c’est-à-dire quand le Milanais est encore en activité, ce qui pour le grand bonheur des Bleus devrait s’étirer au moins jusqu’à l’Euro.

La Grèce a explosé après la pause

La star du PSG tire désormais les pénaltys, le dernier exercice où il semble perfectible et reste sur deux buts en deux tentatives même s’il a dû repasser par la case départ contre la Grèce. Il galope vers des records de buts qui renforceront sa destinée vers les étoiles. Mais les Bleus ont d’abord manqué de voie lactée, avec quelques joueurs en dedans, un par ligne au moins – Theo Hernandez, Antoine Griezmann, Randal Kolo Muani – avant qu’ils ne se retrouvent collectivement.

Déjà au bord du pénalty pour une faute sur Mbappé non sifflée (27e), les hommes de Gustavo Poyet ont fini par exploser après la pause, physiquement et mentalement, pris à la gorge par le second souffle tricolore et les différences de l’attaquant de Francfort. Ils ont commis de plus en plus de fautes, jusqu’à finir à dix, ce qui aurait dû arriver dès le pénalty consécutif à un coup de pied dans la tête de Griezmann (50e). On ne peut pas passer sa vie à défendre surtout contre ces Bleus au talent parfois caché mais également bondissant.

Ils ne jouent pas tout le temps et bien mais ils finissent toujours par jouer à un moment et rouler sur l’adversaire à l’issue de gros temps forts, en ouvrant des défenses au départ compactes. Les Bleus aiment le travail de sape. Cet esprit erratique est connu depuis la 80e à Doha en finale de la Coupe du monde et le dernier acte de la saison, au bout du bout, l’a prouvé encore. Ils ont maintenant le droit de se reposer, de changer de club et de s’inventer un nouvel avenir. Mais il faut qu’ils cochent également les dates de l’Euro 2024 (14 juin-14 juillet) parce qu’a priori, à cette période-là, ils seront pris.

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