Meurtre d’un mineur à Châteauroux : le suspect de 15 ans déjà mis en cause dans deux affaires de vol en réunion avec violence

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GUERMANTES ( SEINE ET MARNE ) , 15/10/2020 . DANS LE CADRE DE L'ENQUETE SUR L'ENLEVEMENT ET LE MEURTRE D'ESTELLE MOUZIN EN 2003 POUR LESQUELS ILS SONT MIS EN EXAMEN , MICHEL FOURNIRET ET SON ANCIENNE EPOUSE MONIQUE OLIVIER ONT ETES TRANSPORTES SUR LES LIEUX DE LA DISPARITION DE LA FILLETTE

INFO LE PARISIEN. Le mineur afghan de 15 ans, en garde à vue pour avoir tué à l’arme blanche un autre adolescent, avait été mis en examen le 22 avril dernier dans une autre affaire pour « vol aggravé avec violence » la semaine dernière. Sa mère a également été placée en garde à vue.

L’affaire ne va pas manquer de faire polémique et d’interroger une fois encore sur l’ultra violence de certains mineurs, et sur la réponse pénale à y apporter. L’adolescent de 15 ans, soupçonné d’être l’auteur principal du meurtre d’un autre mineur de 15 ans, samedi en fin d’après-midi, à Châteauroux (Indre), est connu des services de police.

Comme nous l’avons révélé ce dimanche, le jeune homme de nationalité afghane dont les parents sont en situation régulière a été mis en examen le 22 avril dernier pour « vol aggravé avec violence ». Il s’agirait d’une affaire de guet apens tendu via les réseaux sociaux avec vol de portable sous la menace d’un couteau. « A l’issue de cette présentation devant le magistrat instructeur, le mineur était placé sous contrôle judiciaire, seule mesure de sûreté prévue par le Code de la Justice Pénale des Mineurs, pour un mineur de son âge, sans condamnation antérieure et mis en examen pour des faits de nature correctionnelle » précise dans un communiqué Agnès Auboin, la procureure de la République de Châteauroux.

Selon nos informations, le mineur de 15 ans est par ailleurs mis en cause dans une autre affaire de vol en réunion survenue le 27 février. Encore, semble-t-il, un vol de portable, sous la menace d’un couteau.

Vers 17h45, samedi, comme l’a révélé La Nouvelle République, le Centre d’information et de commandement (CIC) de Châteauroux est avisé de la prise en charge d’un adolescent de 15 ans, blessé par arme blanche sur la voie publique. Sur place, les secours tentent de sauver la victime, qui présente plusieurs plaies au thorax, et la transportent à l’hôpital avec un pronostic vital engagé.

Le suspect placé en garde à vue

Les témoins désignent l’auteur des faits qui est interpellé peu de temps après, vers 19h15, près des lieux de la rixe. Âgé de 15 ans et connu au traitement d’antécédents judiciaires (TAJ), il est placé en garde à vue alors qu’au même moment le corps médical annonce le décès de Mathis, la victime, originaire de la commune et fils d’un restaurateur connu. Une enquête est ouverte du chef de tentative d’homicide volontaire et confiée au Service Interrégional de Police Judiciaire d’Orléans, co-saisi avec le Service Départemental de Police Judiciaire du Commissariat de police de Chateauroux.

« Le recueil des témoignages permettait de suspecter que la mère du mineur ait pu être impliquée dans les faits de violences survenus le 27 avril. Compte-tenu des raisons plausibles de soupçonner une participation, il était procédé à l’interpellation de cette dernière hier à 20h45. Cette femme âgée de 37 ans n’a aucun antécédent judiciaire » précise la procureure dans son communiqué. Les deux mesures de garde à vue ont été prolongées ce dimanche soir.

Ce drame survient alors que plusieurs affaires ont défrayé la chronique ces dernières semaines, jetant une lumière crue sur la violence décomplexée qui gangrène une partie de la jeunesse. Le 4 avril dernier, à Viry-Chatillon, début (Essonne), le jeune Shemseddine, 15 ans, avait été mortellement passé à tabac après que deux frères ont appris qu’il échangeait sur « la sexualité » avec leur petite sœur. À Montpellier (Hérault), c’est la collégienne Samara, 14 ans, qui a été lynchée publiquement par des mineurs après avoir subi du cyberharcèlement.

Pour lutter contre la violence des mineurs, le Premier ministre Gabriel Attal a dit vouloir travailler sur « une possible atténuation » de l’excuse de minorité. Dans une interview donnée à la Tribune du Dimanche, le garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti confirme qu’une concertation sur le sujet se met en place pour huit semaines. Le ministre de la Justice a lui-même annoncé qu’il allait « commencer dès la semaine prochaine avec les différentes conférences de magistrats, les syndicats, puis les élus et parlementaires » dans le périmètre qui est le sien.

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