Paris : une manifestation pour demander la libération de deux autres Français toujours détenus en Iran

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Relatives, friends and supporters hold portraits of French teacher Cecile Kohler, detained along with her partner Jacques Paris in Iran, during a rally in their support in Paris on May 14, 2023. Iran released two French citizens on May 12, 2023, including one also holding Irish nationality, as Paris urged Tehran to free other foreigners jailed by the Islamic republic. Cecile Kohler and Jacques Paris were arrested in May last year and remain in prison accused of espionage charges their family deny. (Photo by Thomas SAMSON / AFP)

Depuis un an, Cécile Kohler, enseignante de français et son mari Jacques Paris, sont détenus en Iran. Ils sont accusés d’espionnage. Avec la libération de deux Français cette semaine, l’espoir renaît chez leurs proches qui ont manifesté devant la tour Eiffel.

Ils ne sont que plus motivés. Plusieurs dizaines de proches de Cécile Kohler et Jacques Paris, deux Français détenus en Iran, se sont rassemblés dimanche au pied de la tour Eiffel à Paris, deux jours après la libération par Téhéran de deux autres Français, une « bouffée d’espoir » pour les familles des prisonniers. « Liberté pour Cécile Kohler et Jacques Paris », proclamaient des pancartes portant la photo des deux Français arrêtés il y a un peu plus d’un an, le 7 mai 2022 lors d’un séjour touristique en Iran, qui les a accusés d’espionnage.

Collègues et proches de l’enseignante de français et de son compagnon à la retraite se sont succédé au micro et au piano, pour ce rassemblement concert de solidarité.

La sœur de Cécile Kohler, Noémie, a évoqué « un an de cauchemar » pour les familles mais aussi « la merveilleuse nouvelle » qu’a représenté la libération vendredi de deux Français, Benjamin Brière et Bernard Phelan, rentrés en France après trois ans de détention pour le premier et plus de sept mois pour le second. « C’est une bouffée d’air pour nous tous, cela nous donne de l’espoir », a déclaré Noémie Kohler, dont la famille n’a pu communiquer que quatre fois avec Cécile Kohler en un an.

« Elle se bat, elle s’accroche, même si ça reste extrêmement difficile », a-t-elle raconté à l’AFP. Sa sœur, emprisonnée tout comme Jacques Paris à la prison d’Evin à Téhéran, n’a pu bénéficier que d’une seule visite consulaire en un an. « Elle a eu plusieurs mois à l’isolement, elle est maintenant avec des codétenues. On lui envoie des livres mais elle n’en a reçu qu’un depuis le début de sa détention ».

Deux autres français encore détenus

Élise Romain, une ancienne lycéenne qui avait eu Cécile Kohler comme professeur il y a 9 ans, a tenu à participer au rassemblement. « Je ne l’avais jamais revue, j’ai appris son arrestation par la presse. C’était une super prof. Elle a eu un impact déterminant sur mon parcours », a expliqué la jeune femme.


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Outre Cécile Kohler et Jacques Paris, deux autres Français sont toujours détenus en Iran, un consultant de 35 ans, Louis Arnaud, arrêté le 28 septembre à Téhéran, et un autre dont l’identité n’a jamais été rendue publique. La chercheuse franco iranienne Fariba Adelkhah, arrêtée en 2019 puis condamnée à cinq ans de prison, a, quant à elle, été libérée le 10 février mais ne peut quitter l’Iran.

Depuis des mois, la France dénonce ces détentions arbitraires, parlant « d’otages d’État ». D’autres pays européens et des défenseurs des droits humains accusent Téhéran de détenir des dizaines d’étrangers dans une stratégie de chantage.

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