Plaintes, enquête, hypnose… ce que l’on sait des accusations de viols et d’agressions sexuelles contre Gérard Miller

0
33
© Photo Le Parisien / frédéric Dugit Cinéma Palais des festivals à Cannes (06), le 13 mai 2018 Montée des marches du film LE GRAND BAIN (France) [Hors Compétition]. De Gilles LELLOUCHE. Photo: Gérard Miller

Le psychanalyste de 75 ans fait l’objet d’une enquête du parquet de Paris qui a reçu six signalements de femmes, l’accusant de les avoir agressées entre 1995 et 2005.

Des dizaines de témoignages, six « signalements » à la justice et une enquête ouverte pour « viols et agressions sexuelles ». Le psychanalyste Gérard Miller est accusé depuis plusieurs jours d’avoir agressé des femmes, parfois mineures, dans le cadre de cessions d’hypnose, entre 1995 et 2005. Une enquête a été ouverte, a indiqué ce vendredi le parquet de Paris. Voici ce que l’on sait de ces accusations

De quoi parle-t-on ?

Fin janvier, c’est le magazine Elle qui publie les premières accusations dans une longue enquête : trois femmes accusent d’agressions sexuelles ce psychanalyste de 75 ans, habitué des plateaux de télévision et des émissions de radio. Quelques jours plus tard, les autrices de cette enquête assurent dans un nouvel article que ces premiers témoignages, dont celui de la scénariste Muriel Cousin, ex-femme de l’humoriste Stéphane Guillon, ont poussé 41 femmes à les contacter.

Muriel Cousin, invitée de l’émission C l’hebdo sur France 5, avait témoigné le 9 février, une semaine après un premier témoignage dans Elle : « Je me suis allongée par terre, il s’est mis à côté de moi, et il a commencé à me toucher les seins, à mettre sa main dans mon pantalon, sur mon sexe (…) J’ai eu un instinct de fuite, et je suis partie. »


À lire aussiUne nouvelle plainte pour viol contre Gérard Miller, accusé par une femme de 17 ans à l’époque


Depuis, six femmes se sont rapprochées de la justice. L’une d’entre elles, dont Le Parisien a consulté la plainte, avait 17 ans lors d’une séance d’hypnose avec Gérard Miller. Selon son récit, le psychanalyste aurait sorti son sexe, le mettant dans sa main, pour qu’elle le masturbe puis aurait ensuite obligé celle-ci à une fellation. La jeune fille se souvient s’être alors « sentie incapable de bouger », « son corps était lourd, comme dans un cauchemar, dont il est impossible de sortir » rapporte la plainte. « Un état de sidération totale. »

Ce que répond Gérard Miller

À la parution des premiers témoignages fin janvier, Gérard Miller avait publié une lettre sur X. « Avec toutes les femmes, j’ai la conviction de n’avoir contraint personne, prenant au pied de la lettre tout embarras, tout refus, et ce tout particulièrement quand je m’engageais sur le chemin de la séduction », avait-il soutenu, assurant avoir toujours pratiqué l’hypnose en public. Jamais chez lui ou à son cabinet.


À lire aussiAffaire Gérard Miller : le vrai du faux sur le pouvoir de l’hypnose


Le psychanalyste ajoutait également que des séances privées relevaient de « tests élémentaires » et « celui ou celle qui acceptait de s’y livrer n’était absolument pas hypnotisé, il restait parfaitement conscient, en totale possession de ses moyens ».

La justice ouvre une enquête

Le parquet de Paris, destinataire de six signalements de femmes, annonce ce vendredi avoir ouvert une enquête pour « viols et agressions sexuelles, parfois sur victimes mineures ». Ces six signalements, reçus par courrier ou déposés au commissariat puis transmis au parquet, « des gestes a minima sexués de la part de Gérard Miller, auxquels elles relatent ne pas avoir donné leur consentement, entre 1995 et 2005 ».

La Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP) est en charge de cette enquête. Mais, « il appartiendra au parquet de déterminer la matérialité et la qualification des faits, de mesurer leur éventuelle prescription et d’apprécier les suites à donner », précise le parquet de Paris.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici