Sénatoriales à Paris : l’ex-directeur adjoint de la campagne présidentielle de Jadot se présente

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Jean-Baptiste Pegeon a fait connaître sa déclaration de candidature au sein d’EELV. Conseiller régional d’Île-de-France, il faisait campagne pendant la présidentielle dans l’équipe de Yannick Jadot… Lui aussi candidat à Paris.

Les élections sénatoriales à Paris, en septembre prochain, aiguisent les appétits chez Europe Écologie Les Verts (EELV). Une figure du parti s’est déjà déclarée candidate dans nos colonnes : l’eurodéputé et ancien candidat écolo à la présidentielle, Yannick Jadot. Puis Frédéric Hocquard, adjoint à la Maire de Paris en charge du tourisme et de la vie nocturne, étiqueté Génération. s, a lui aussi fait acte de candidature. Selon nos informations, un troisième homme est sur les rangs : Jean-Baptiste Pegeon, actuel conseiller régional EELV d’Île-de-France.

Ce dernier a fait connaître sa lettre de candidature en interne ce jeudi. « En septembre prochain, nous allons renouveler la moitié des sièges au Sénat. Cette élection est une immense opportunité pour les écologistes de renforcer notre groupe (…) C’est aujourd’hui ce que je veux porter en vous présentant ma candidature pour vous représenter au Sénat », écrit-il. Mais les places sont particulièrement chères. En clair, à Paris, « 2 à 3 places » sont disponibles pour les écolos, selon les calculs de différents cadres. La première place, normalement acquise, la tête de liste, sera attribuée à une femme. Antoinette Guhl, conseillère de Paris, et Anne Souyris, adjointe à Paris, ont déjà fait connaître leurs velléités.

« Yannick Jadot ne fait pas l’unanimité »

Reste pour les candidats hommes une seule place quasi certaine d’être emportée. « Trois candidats hommes pour une place homme », résume un écolo parisien. Et un risque pour Yannick Jadot de ne pas figurer sur la liste ?

« La candidature de Pegeon montre que Yannick Jadot ne fait pas l’unanimité. Pour rappel, c’était l’un de ses très proches pendant la présidentielle. Ce n’est pas une question interpersonnelle mais une question de divergence politique de fond : Yannick considère qu’il faut défendre une écologie de gouvernement et de l’autre côté, Jean-Baptiste défend un mouvement écologiste pleinement engagé à gauche. Les récentes sorties de Yannick sur la retraite à 62 ans posent aussi un problème » décrypte le même.

Dans sa lettre, Jean-Baptiste Pegeon s’affirme en effet comme un soutien de la Nupes, que Jadot a toujours décriée sous sa forme actuelle et sous le patronage de Jean-Luc Mélenchon. « La réussite du rassemblement de la Nupes et de son programme commun, qui nous a permis de revenir à l’Assemblée nationale, est un fait politique marquant après une campagne présidentielle où les forces écologistes et de gauche étaient divisées et faibles. Nous devons continuer de porter et de faire vivre comme une force alternative ce rassemblement, avec un enjeu majeur pour nous, écologistes : faire mieux entendre notre voix et la singularité de notre vision », écrit le conseiller régional.

« On a mis 15 ans à ce qu’il existe politiquement… »

Les potentiels candidats ont jusqu’au 12 mars pour se faire connaître et beaucoup pressentaient une déclaration de David Belliard, autre adjoint écolo influent de la mairie de Paris. Il ne s’est pas déclaré candidat à ce jour. « Je suis favorable à ce que Jadot soit sénateur : ce serait con de s’en priver. On a mis 15 ans à ce qu’il existe politiquement et c’est bien de renforcer notre équipe là-bas. David il est adjoint aux transports à Paris, il y a plein de trucs à faire », tranche David Cormand, ancien patron d’EELV toujours à la manœuvre.

Les prétendants devront d’abord en passer par une consultation indicative des adhérents EELV du département courant avril. « Ensuite, à partir, des déclarations de candidatures et des négociations, la commission permanente électorale va élaborer un scénario qui sera soumis au vote du conseil fédéral (le parlement du parti) en mai » explique Olivier Bertrand, membre du bureau exécutif d’EELV en charge des relations avec la Nupes et les élus. « La direction tranchera surtout en fonction des équilibres de motions, Jadot a 20 % des voix au niveau national », rappelle tout de même un écolo.

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