Stade de France : « Pas de raison d’écarter » un investisseur étranger, selon Oudéa-Castéra

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CONSEIL DES MINISTRES DU 7 SEPTEMBRE 2022 / AMELIE OUDEA CASTERA Ministre des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques PHOTO LP/ARNAUD JOURNOIS

La ministre des Sports et des Jeux olympiques a affirmé ce mardi au Sénat qu’il n’y avait pas de raison, « a priori », d’écarter un possible investisseur étranger pour la vente ou la concession du Stade de France, à compter de l’été 2025.

Des propriétaires étrangers pour le Stade de France ? C’est une possibilité à ne « pas écarter, a priori », selon la ministre des Sports et des Jeux olympiques Amélie Oudéa-Castéra, qui l’a affirmé mardi 14 mars au Sénat. L’État a lancé la semaine dernière deux procédures en parallèle : soit une vente, soit une concession car l’actuelle se termine en juillet 2025.

Le PSG, club détenu par des actionnaires qatariens (QSI), a affirmé qu’il allait candidater au rachat. Interrogée par le sénateur centriste Laurent Lafon sur le fait de savoir si l’État français, propriétaire du stade, pourrait vendre cet « emblème sportif » à « une structure appartenant à un État étranger », Amélie Oudéa-Castéra ne l’a donc pas exclu.

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S’il « devait y en avoir un qui réponde aux conditions protectrices, qui dans le cadre d’une cession seraient de toute façon fixées par la loi, ou si cet investisseur étranger devait participer à un groupement d’opérateurs, il n’y a pas de raison de l’écarter a priori et par principe », a-t-elle déclaré lors de la séance de questions au gouvernement au Sénat.

Les offres étudiées en 2024

La ministre a redit que l’État cherchait « le meilleur projet de long terme » en gardant « la vocation sportive du stade » et en « préservant les intérêts économiques et financiers de l’État ». Interrogée aussi sur le rôle des fédérations de football et de rugby, elle a répondu que celles-ci étaient « libres de candidater, libres de s’associer à un candidat, libres de négocier les conditions d’utilisation du stade ». « Ce qui est important, c’est qu’elles puissent échanger avec l’ensemble des candidats dans le respect de l’équité et du droit de la concurrence », a-t-elle ajouté.

L’État a publié le 7 mars les deux appels d’offres avec date de remise des « plis » le 27 avril à 12h00, selon les documents consultés par l’AFP, et comprend parmi les conditions la nécessité de « réaliser un socle minimum de travaux » notamment « billetterie et contrôle d’accès aux portes, portillons d’accès, grilles d’enceinte, informations du public au niveau des portes, redondance informatique, stockage vidéo surveillance ».

Les offres remises, tant pour la cession que pour une concession, seront étudiées en 2024, pour une attribution probable en 2025. Depuis 1995, c’est un consortium constitué des deux géants du BTP français Vinci et Bouygues (respectivement deux tiers et un tiers) qui exploite le stade créé pour la Coupe du monde de football 1998. Le prix du Stade de France est estimé à « 647 millions d’euros » selon le compte de l’État 2021. Mais il s’agit d’une valorisation strictement comptable, notamment liée aux coûts de construction et d’entretien. La valeur réelle d’achat est, selon nos informations, inférieure à cette somme.

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